vendredi 24 septembre 2010

Quatrième jour : matinée - vendredi 24 septembre 2010

Ce matin, nous sommes allés rechercher les marqueurs de la subduction et de la disparition de l'océan. Nous nous sommes rendus à Château Queyras, au bord du Guil.
Rappelons que la subduction se traduit par la plongée de la lithosphère océanique plus dense, hydratée, sous la croûte continentale.

  I) Afin de répondre à cet objectif nous recherchons d'abord des gabbros (roches à texture grenue, constutués de pyroxène et de plagioclase, équivalents à ceux du Chenaillet) mais présentant de nouveaux minéraux se formant à haute pression et basse température.




Observation :
Pour cela tous les élèves se sont précipités à la recherche de roches grenues. Nous avons trouvé des échantillons de gabbros comportant des minéraux bleu-nuits/gris :
des filons de minéraux verts (chlorite, actinote et épidote),  

et les amphiboles, en auréole autour des pyroxènes.

 

Et notre cher guide Nico nous a signalé  la présence de jadéite non visible à l'œil nu.                                                                                           
Interprétation :
Après étude de la grille pétro-génétique on en déduit que les gabbros après leur formation ont plongé à quelques dizaines de kilomètres de profondeur, c'est-à-dire à haute pression, sans pour autant augmenter leur température (inférieure à 500°C).
Nous pouvons conclure qu'il y a bien eu un métamorphisme de haute pression et basse température lors de la subduction.


   II) Ensuite nous avons recherché un second marqueur de la subduction : la présence d'un prisme d'accrétion tectonique (à la limite entre la plaque plongeante et la plaque chevauchante). Celui-ci est composé de méta-sédiments océaniques déformés par compression entre deux plaques.

Observation :
On observe une falaise de sédiments fortement schistosés et plissés accompagnés de minéraux tels que la calcite (blanche), le quartz, le glaucophane (bleu foncé) et le mica de haute pression (la phengite). Grâce à Nico le rigolo on apprend que quelques rares fossiles de radiolaires et de globotruncanas ont été retrouvés par des géologues sous microscope.



Interprétation :
La structure et la composition de cet affleurement confirme l'hypothèse d'un prisme d'accrétion tectonique. C'est donc un autre témoin de la subduction/du sous-chevauchement de la croûte océanique.

Conclusion :  Au terme de cette matinée nous pouvons affirmer que la lithosphère océanique a bien sous-chevauché la croûte continentale.


Eliott Charpy, Eloi David, Anne-Sophie Schaming, Romane Ruffenach. 


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